

L'EGLISE
|  | L'église romane
L'église Notre-Dame de Carentan, classée monument historique fut édifiée au XI siècle. Elle est citée pour la première fois en 1106 par Orderic VITAL lors de la venue du Roi Henri ler d'Angleterre, le jour de Pâques. De l'époque romane ne subsistent que le portail ouest, la partie inférieure des piliers, les quatre maîtres-piliers de la croisée du transept avec les arcades romanes. |
Eglise gothique XVe siècle
En 1443, les Anglais occupent le pays. L'église tombe en ruines. La reconstruction se fera d'abord par la nef centrale et la nef sud. Guillaume de CERISAY, chevalier, bailly du Cotentin, dote richement l'église. Sa superficie est doublée par la construction du choeur, des déambulatoires et de la nef nord, vers 1466. La dédicace est célébrée en 1470. En 1517, la Chapelle du Rosaire est ajoutée à l'extrémité du choeur. De la même époque, on trouve la barrière entourant le choeur et une quinzaine de verrières. En juin 1944, les bombardements américains, lors du débarquement causèrent de graves dégâts à la flèche, au grand portail ouest et au choeur. L'orgue fut très endommagé, des vitraux pulvérisés, la toiture abîmée, l'horloge détériorée. Heureusement, dès 1940, les vitraux anciens avaient été mis à l'abri quelque part en province. |
Les peintures
Des peintures des XVI, XVII et XVIIIe siècles ont été restaurées. Dans le chœur, au milieu du magnifique rétable du maître-autel (1655), on peut admirer une très belle " Assomption de la Vierge " oeuvre de Jacques de la Haie, probablement originaire de Falaise, réalisée pour l'Eglise Notre-Dame en 1652. Ce tableau est classé par les Beaux-Arts, c'est assurément l'oeuvre maîtresse de l'église. Dans la chapelle du Rosaire on peut admirer une belle peinture du XVIIIe siècle, vraisemblablement exécutée par un peintre régional nommé FOUCHER. Le tableau représente " La Donation du Rosaire ". On y voit la Vierge Marie et Jésus qui remettent chacun un rosaire à Saint Dominique et à Sainte Catherine de Sienne. Le tableau est surmonté d'une autre peinture, aux dimensions réduites, oeuvre du même peintre, et qui représente " Dieu le Père ". Ces deux pièces, de très belle facture, ont été restaurées par M. Cornelin Andronescu, restaurateur agréé par les Beaux Arts.
Une autre oeuvre a été restaurée et a pris place dans le transept sud. Il s'agit d'une belle " Annonciation " datant de la deuxième moitié du XVIIe siècle. D'auteur inconnu, ce tableau a réservé quelques surprises étant initialement replié sur deux côtés. Il a été décidé de lui redonner toute son ampleur et l'on pourra découvrir ses nombreux personnages. Le tableau a du caractère et ne manquera pas de séduire les amateurs d'art.Une autre restauration a été entreprise en 1997 pour un tableau du XVIIIe siècle représentant une " Vierge de l'Apocalypse " actuellement dans le transept Nord. Le tableau est de grande qualité et nous a valu de bonnes surprises à la restauration. Il est de plus mis en valeur par un encadrement très typé du XVIlle siècle qui sera également restauré. Autres belles pièces picturales à voir absolument dans l'église, deux panneaux sur bois du XVIe siècle de bonne facture : un "Martyre de Saint Gorgon" et une "Crucifixion de Saint Pierre". Le Grand Orgue de Notre-Dame
Il renaît en l'année 1990. Classé monument historique pour le buffet et la tuyauterie, il a été restauré selon l'esprit classique de la fin du XVIIe siècle. Il est l'un des rares instruments de ce style dans le département de la Manche. Son origine restait bien imprécise. On devait se contenter de suppositions. Des documents découverts récemment permettent de situer avec précision cet orgue. Il a été réalisé de 1803 à 1805. Il est I'oeuvre de Louis Lair, facteur d'orgue au Mans. |
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LES ARCADES MEDIEVALES
|  | Exemple unique en Normandie de quatre maisons médiévales juxtaposées par 10 piliers. Elles seraient le reste d'un ancien marché couvert qui au XIVe siècle aurait également existé sur la partie sud. |
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L'HOTEL DE VILLE XVII et XVIIIe siècle
|  | L'immeuble fut bâti de 1644 à 1652 par les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, qui y inaugurèrent leur couvent en mars 1652. Il y avait une chapelle, à l'extrémité de l'aile gauche du bâtiment donnant rue Holgate et un cimetière. L'aile gauche fut terminée en 1655. La Façade de la partie centrale fut refaite en 1717, l'aile droite est de la fin du XVIIIe siècle. En 1792, les religieuses reçurent l'ordre de quitter le couvent, la ville voulant utiliser une partie des bâtiments. Le couvent servit tour à tour de garnison, de caserne, de gendarmerie, de collège communal, de bureau pour la justice de Paix, de bibliothèque, d'écoles primaires et enfin les services municipaux se sont installés. |
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LE LAVOIR DES FONTAINES XVIIIe siècle
|  | Il fut construit en 1784, le plan en fut confié à un nommé Boullée, Directeur des Ponts et Chaussées de Carentan. Le lavoir, bassin peu profond, en larges dalles de pierres appareillées est à ciel ouvert. Il est entouré d'une galerie couverte constituée de colonnes massives en pierres de Caen taillées. Ces colonnes de bases carrées supportent sur chapiteaux une imposante charpente de bois. De superbes gargouilles en pierre sculptée agrémentent ce bassin. |
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ANCIENS HOTELS PARTICULIERS
|  | Hôtel de Ponthergé: 47, rue Sébline Intéressant double portail sculpté muni de contreforts et décoré de délicates arabesques de style Renaissance. Anecdote: aux termes d'un acte du 28 novembre 1695, la possession de cette maison donnait droit de sépulture dans l'église. L'hôtel fut construit en 1554. |
Hôtel de Dey : 7, rue de l'église La façade de cet hôtel date du XVIIème siècle. On peut y voir une plaque annonçant qu'Honoré de Balzac séjourna dans cette demeure où il écrivit en 1836 une nouvelle "Le Réquisitionnaire". L'intérieur de cet hôtel montrait encore récemment des boiseries du XVIIème siècle. |
Hôtel de Lessey : rue des Prêtres La famille d'Auxais de Sainte-Marie-du-Mont le construisit au XVIIe siècle. Il devint plus tard le couvent des Augustines. Il accueille actuellement l'institution Notre-Dame (écoles). |
Hôtel de Maillé, devenu hôtel de Chanvalon Place Guillaume de Cerisay, actuellement presbytère. |
Hôtel Enouf, devenu hôtel Le Bidois : 45, rue Holgate. |

Circuit dans la ville
|  | - 1) Couvent des Augustines (Hôtel de Ville - Office de Tourisme)
- 2) Hôtel de Ponthergé
- 3) Hôtel de Lessey
- 4) Eglise Notre-Dame
- 5) Hôtel de Maillé
- 6) Hôtel de Dey
- 7) Arcades Médiévales
- 8) Portail sur une façade de maison XIXe siècle. Maison d'armateur second empire avec blason bateau à vapeur
- 9) Lavoir des Fontaines
- 10) Hôtel Enouf.
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Le Pont-Canal, un ouvrage d'art exceptionnel
|  | Cet ouvrage d'art s'inscrit dans une configuration UNIQUE EN FRANCE. Le projet retenu fait passer la RN 13, 2 x 2 voies, future autoroute sans péages, sous le bassin à flots entre le port de Carentan et la mer. | Sur sa longueur de 615 m, on distingue trois zones | - Deux trémis : sur 280 m à l'ouest et 250 m à l'est, ces deux zones d'accès en tranchées ouvertes sont constituées par des structures béton armé en forme de U fondées superficiellement, avec butonnage dans les zones les plus profondes.
- Le Pont-Canal proprement dit de 85 m situé sous le canal : il est constitué par un caisson monolithique à deux alvéoles, précontraint longitudinalement et repose sur fondations profondes et semi-profondes.
- Dans le sens transversal, l'ouvrage dégage une ouverture de 19,60 m permettant la circulation sur 4 voies avec un gabarit de 4,85 m de hauteur.
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Particularité technique de l'ouvrage
Au point le plus bas, la chaussée se trouve située à 10 m en dessous du niveau du canal. L'un des principaux problèmes posés par cette conception est celui de la résitance de l'ouvrage aux poussées hydrostatiques résultant de la présence d'une nappe d'eau quasi affleurante. Pour y faire face, on prévoit de drainer en permanence les eaux de la nappe en sous face du radier, pour les relever par un pompage et les refouler au milieu extérieur. Cet ouvrage a fait l'objet d'une attention particulière du point de vue architectural. L'architecte a eu l'idée d'exploiter la présence de butons qui reprennent les poussées exercées latéralement sur les parois, pour évoquer la membrure inversée d'une coque de navire en bois.
Ce chantier a mobilisé entre 60 et 80 personnes par jour, et représente plus de 300 000 heures de travail réparties sur 22 mois sur 2 et 3 postes afin d'assurer les délais imposés : ouvert depuis le 6 juin 1994. |
La Déviation de carentan
La transformation de la RN 13 entre Caen et Cherbourg en autoroute sans péage, a pour fonction de désenclaver le Haut-Cotentin. La déviation de Carentan en constitue un élément essentiel puisqu'elle se situe aux portes du Cotentin. Le démarrage des travaux de l'ensemble a eu lieu en 1989. Cette déviation comprend une 2 x 2 voies en site nouveau se développant sur 6.994 m dont la moitié en remblais.
| - 7 ouvrages de franchissement routier dont 3 échangeurs.
- 3 ouvrages de voie d'eau : sur la Douve par un pont mixte en acier et béton.
- Sur la Taute par un double portique de béton avec l'adjonction de portes à flots.
- Sous le canal reliant le port de Carentan à la mer, par le Pont-Canal...
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Quelques données chiffrées
Architecte : M. Charles LAVIGNE. Maître d'ouvrage : Ministère de l'Equipement. Maître d'oeuvre : DDE de la Manche de Cherbourg. Coût : 163 millions de francs. Déblais: 130.000 M3 . Palplanches : 2.800 tonnes. |
Béton : 18.000 m3 Acier : 1.741 tonnes. 3 pompes de drainage de 9 kw 2 pompes d'assainissement de 44 kw 1 groupe électrogène de 200 kva. |
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© Office de tourisme de Carentan Mentions Légales
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